Acteur, Réalisateur, Producteur
Photo de Albert Finney.

Informations personnelles

  • Date de naissance: 9 mai 1936
  • Lieu de naissance: Salford (Angleterre)
  • Taille: 1.75 m
  • Nationalité: Anglais
  • Date de Décès: 7 février 2019 (à 82 ans)

Biographie

 

Albert Finney, né le  à Salford en Angleterre et mort le  à Brompton (district de Londres), est un acteur britannique.

 

L’héritier des monstres sacrés

Fils d’un bookmaker, Albert Finney met en scène et interprète quinze pièces durant les cinq années qu’il passe au collège de Salford, sa ville natale.

Il entre comme boursier à l’Académie Royale d’Art Dramatique (RADA) de Londres, où il a Alan Bates et Peter O’Toole comme condisciples, et se fait remarquer comme acteur shakespearien notamment dans La Nuit des rois de William Shakespeare.

En 1956, il débute sur une scène professionnelle à Birmingham. Il joue Jules CésarMacbethAntoine et CléopâtreHamlet et Henri V de Shakespeare.

Puis le monstre sacré Charles Laughton le fait débuter à Londres dans la pièce The Party. Ils se retrouvent en 1959 à l’occasion du centième anniversaire du Shakespeare Memorial Theatre à Stratford-upon-Avon dans Le Songe d’une nuit d’été, et, au cours de la même saison, il remplace Laurence Olivier, malade, dans Coriolan. Il a un petit rôle l’année suivante dans Le Cabotin, où Olivier tient le rôle principal dans une production de Tony Richardson, d’après la pièce de John Osborne.

Laurence Olivier devait le proposer comme son successeur à la tête du National Theatre en 1972, prétextant une continuité filiale entre eux dans le but de barrer le chemin à Peter Hall, mais Finney déclina.

 

Libre star

Albert Finney est sacré meilleur acteur de l’année pour son rôle dans Samedi soir et dimanche matin (1960) réalisé par Karel Reisz, film manifeste du Free Cinema, l’équivalent britannique de la Nouvelle Vague française en plus engagé. Il travaille dans le même temps pour le Royal Court Theatre, épicentre de l’avant-garde théâtrale.

En 1961, l’acteur hors normes refuse le rôle de Lawrence d’Arabie (1962) et un cachet de 100 000 dollars pour diriger une troupe théâtrale à Glasgow pour un salaire modique de vingt dollars par semaine… Immédiatement, Finney renâcle devant sa voie de star toute tracée. Pour l’anecdote, le film Metello (1970) du grand réalisateur italien Mauro Bolognini lui était aussi destiné.

Il tourne Tom Jones (1963), comédie picaresque dirigée par Richardson sur un scénario d’Osborne. Ce personnage de mauvais garçon sympathique, créé par le romancier Henry Fielding, le sacre star et lui vaut sa première nomination à l’Oscar. Finney tourne dans la foulée Les Vainqueurs (1963), film de guerre international à la distribution pléthorique (Jeanne Moreau, Romy Schneider, Melina Mercouri, Maurice Ronet, George Peppard, George Hamilton…), et dans le thriller La Force des ténèbres (1964) mis en scène par Karel Reisz, d’après une pièce d’Emlyn Williams. Fidèle à sa passion première, Finney refuse les propositions qui lui sont faites de devenir comédien et producteur au Citizens Theatre de Glasgow.

Figure du Swinging London, il réalise Charlie Bubbles (1968), autoportrait distancé, critique et parodique, où figure la débutante Liza Minnelli. Il est aussi la covedette avec Audrey Hepburn (et une toute jeune Jacqueline Bisset) de Voyage à deux (1967) de Stanley Donen, radiographie cruelle d’un couple presque ordinaire.

Il est également à cette époque un des fondateurs de la compagnie de production Memorial Enterprises dont sortiront les classiques If…. (1968) et Le Meilleur des mondes possible (1973) de Lindsay Anderson avec Malcolm McDowell, Privilege (1967) avec le mannequin Jean Shrimpton (compagne de Terence Stamp), Place aux jeunes (1970) avec le vétéran James Mason. La compagnie contribue aussi à lancer des cinéastes prometteurs comme Stephen Frears – Gumshoe (1971) interprété par Finney, The Burning (1968), Mike Leigh – Bleak Moments (1971) et Tony Scott – Loving Memory (1971).

 

Les intermittences d’un prodige

Fatalement, cette boulimie d’activités éloigne passablement Albert Finney du grand écran, du moins comme acteur. Il revient cependant en force dans Le Crime de l’Orient-Express (1974). Vieilli et grossi, sa composition en Hercule Poirot, le détective belge imaginé par Agatha Christie, lui vaut l’unanimité des critiques et une nouvelle nomination à l’Oscar. Le comédien refuse pourtant, selon une ligne de conduite cohérente, de reprendre ce rôle dans Mort sur le Nil (1978), film dans lequel Peter Ustinov lui succède. Finney déclara avec humour qu’il avait eu trop chaud sous le maquillage de Poirot en tournant dans la neige, et qu’il ne souhaitait pas le revivre sous le soleil d’Egypte.

Albert Finney s’illustre les années suivantes dans Les Duellistes (1977), adaptation de Joseph Conrad filmée par Ridley Scott (frère de Tony) pour laquelle son salaire consiste en une caisse de champagne. À l’opposé, son rôle chantant dans Annie (1982), exercice de style signé John Huston, lui rapporte un million de dollars.

Après L’Usure du temps (1982), chronique amère du mariage dirigée par Alan Parker, avec pour covedette Diane Keaton, l’horrifique Wolfen (1981), et la science-fiction Looker (1981) écrite et mise en scène par Michael Crichton, Albert retrouve le grand Huston et Jacqueline Bisset cette fois dans le rôle de sa femme pour une adaptation du noir roman de Malcolm Lowry Au-dessous du volcan. Dans la série des retrouvailles, Finney a pour partenaire principal Tom Courtenay dans L’Habilleur (1983) de Peter Yates. En 1960, il avait créé la pièce Billy Liar/Billy le menteur avec Courtenay comme doublure, et ce dernier avait interprété le rôle dans la version cinématographique en 1963, réalisée par John Schlesinger… Le rôle de Finney dans L’Habilleur (1983) n’est pas sans évoquer celui de Laurence Olivier dans Le Cabotin (1960), vingt-trois ans plus tôt.

Ne dédaignant pas le petit écran, Albert Finney interprète le pape Jean-Paul II, et coréalise le téléfilm The Biko Inquest (1984). En 1986, il remporte le Laurence Olivier Award pour la pièce Orphans/Les Enfants de l’impasse, et interprète la version cinématographique sous la direction d’Alan J. Pakula. Il fait aussi une prestation acclamée dans Miller’s Crossing (1990) de Joel et Ethan Coen. Sa présence cautionne des productions plus discrètes, telles que The Playboys (1992) de l’Ecossais Gillies MacKinnon ou L’amour en trop (1992) de Bruce Beresford, où il est le mari de Jill Clayburgh.

 

Un prestige intact

Sa composition de cocu pathétique dans Les Leçons de la vie (1994) de Mike Figgis, d’après la pièce de Terence Rattigan, précède la réussite de A Man of No Importance (1994). Ce rôle d’homosexuel, digne et héroïque, lui rapporte une cinquième nomination à l’Oscar.

Par la suite, Albert Finney retravaille avec Peter Yates, et participe à l’adaptation de Henry James Washington Square. À partir de Breakfast of Champions (1999), il semble privilégier une carrière américaine, collaborant avec Steven Soderbergh, sur Erin Brockovich (2000), Traffic (2000) et Ocean’s Twelve (2004), avec Tim Burton pour Big Fish (2003) et Les Noces funèbres (2005), avec le vétéran Sidney Lumet pour 7h58 ce samedi-là (2007). Il est aussi à l’affiche de La Vengeance dans la peau (2007) de Paul Greengrass. Trente ans après Les Duellistes (1977), Ridley Scott le dirige de nouveau dans Une grande année (2006). Dans Amazing Grace (2006) de Michael Apted, Finney prête ses traits à John Newton.

À la télévision, son prestige est pareillement immense puisqu’il est successivement Hemingway, the Hunter of Death (2001), le téléfilm The Gathering Storm (2002) et la série My Uncle Silas (2001-2003).

Comédien, réalisateur, producteur et chanteur, il a été nommé à deux reprises aux Tony Awards pour le rôle de Martin Luther dans la pièce Luther de John Osborne en 1964 et pour A Day in the Death of Joe Egg (1972) de Peter Nichols.

Il est probablement l’un des acteurs les plus récompensés de sa génération, particulièrement pour ses prestations sur les planches, malgré le fait qu’il travaille sans agent ni manager.

Son dernier rôle est dans Skyfall (2012) où il incarne Kincade, le vieux garde-chasse.

 

Vie privée

Après un premier mariage avec Jane Wenham de 1957 à 1961, dont son fils Simon est issu, Albert Finney a connu une brève liaison avec Audrey Hepburn sur le tournage de Voyage à deux (1967). Il a ensuite été marié avec Anouk Aimée de 1970 à 1978. Depuis, Finney s’est remarié et a re-divorcé ; il a eu un second enfant ; il vit avec sa quatrième épouse jusqu’à son décès en .

 

Décès

Albert Finney s’éteint le  à 82 ans des suites d’une courte maladie dans le Royal Marsden Hospital à Brompton en Londres.

 

Distinctions

Récompenses

  • British Academy Film Awards :
    • 1961 : Meilleur nouveau venu dans un rôle principal pour le rôle d’Arthur Seaton dans Samedi soir, dimanche matin
    • 2001 : Academy Fellowship
  • British Academy Television Awards :
    • 2003 : Meilleur acteur pour le rôle de Winston Churchill dans The Gathering Storm
  • Golden Globes :
    • 1964 : Révélation masculine de l’année pour le rôle de Tom Jones dans Tom Jones
    • 1971 : Meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour le rôle d’Ebenezer Scrooge dans Scrooge
    • 2003 : Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm pour le rôle de Winston Churchill dans The Gathering Storm
  • Primetime Emmy Awards :
    • 2002 : Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm pour le rôle de Winston Churchill dans The Gathering Storm

 

Nominations

  • Oscars du cinéma :
    • 1964 : Meilleur acteur pour le rôle de Tom Jones dans Tom Jones
    • 1975 : Meilleur acteur pour le rôle d’Hercule Poirot dans Le Crime de l’Orient-Express
    • 1984 : Meilleur acteur pour le rôle de Sir dans L’Habilleur
    • 1985 : Meilleur acteur pour le rôle de Geoffrey Firmin dans Au-dessous du volcan
    • 2001 : Meilleur acteur dans un second rôle pour le rôle d’Ed Masry dans Erin Brockovich, seule contre tous
  • Golden Globes :
    • 1964 : Meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour le rôle de Tom Jones dans Tom Jones
    • 1983 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour le rôle de George Dunlap dans L’Usure du temps
    • 1984 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour le rôle de Sir dans L’Habilleur
    • 1985 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour le rôle de Geoffrey Firmin dans Au-dessous du volcan
    • 2001 : Meilleur acteur dans un second rôle pour le rôle d’Ed Masry dans Erin Brockovich, seule contre tous
    • 2004 : Meilleur acteur dans un second rôle pour le rôle d’Ed Bloom âgé dans Big Fish
  • Primetime Emmy Awards :
    • 1990 : Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm pour le rôle de Jason Cromwell dans Cas de conscience
  • British Academy Film Awards :
    • 1961 : Meilleur acteur britannique pour le rôle d’Arthur Seaton dans Samedi soir, dimanche matin
    • 1964 : Meilleur acteur britannique pour le rôle de Tom Jones dans Tom Jones
    • 1972 : Meilleur acteur pour le rôle d’Eddie Ginley dans Gumshoe
    • 1975 : Meilleur acteur pour le rôle d’Hercule Poirot dans Le Crime de l’Orient-Express
    • 1983 : Meilleur acteur pour le rôle de George Dunlap dans L’Usure du temps
    • 1985 : Meilleur acteur pour le rôle de Sir dans L’Habilleur
    • 2001 : Meilleur acteur dans un second rôle pour le rôle d’Ed Masry dans Erin Brockovich, seule contre tous
    • 2004 : Meilleur acteur dans un second rôle pour le rôle d’Ed Bloom âgé dans Big Fish
  • British Academy Television Awards :
    • 1991 : Meilleur acteur pour le rôle de Maurice dans The Green Man
    • 1997 : Meilleur acteur pour le rôle de Daniel Feeld dans Karaoke et Cold Lazarus
    • 1999 : Meilleur acteur pour le rôle de Reggie Conyngham-Jervis dans Un couple peu ordinaire
Source: Wikipédia

 

Filmographie

Trailers & Videos

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Photo de Albert Finney.

Bande annonce Skyfall (2012)

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