Acteur, Réalisateur, Producteur, Scénariste
Photo de Mathieu Kassovitz.

Informations personnelles

  • Date de naissance: 3 août 1967
  • Lieu de naissance: Paris (France)
  • Taille: 1.77 m
  • Nationalité: Français
Social:

Biographie

 

Mathieu Kassovitz, né le  à Paris, est un acteur, réalisateur, producteur et scénariste français.

En 1995, il reçoit le César du meilleur espoir masculin pour Regarde les hommes tomber (1994).

Il réalise La Haine (1995) la même année, le film reçoit trois César, dont celui du meilleur film et du meilleur montage.

Mathieu Kassovitz est le fils de Chantal Rémy, monteuse de films, et de Peter Kassovitz, réalisateur.

Sa mère est française catholique, issue d’une famille ouvrière rémoise. Son père est français juif, d’origine hongroise (il a quitté la Hongrie pour Paris en 1956 au moment de l’insurrection de Budapest). Son père joue l’organisateur de la galerie d’art dans le film La Haine.

Mathieu Kassovitz a été marié à l’actrice Julie Mauduech, avec laquelle il a joué dans le film qu’il a dirigé, Métisse (1993), et qui fait une brève apparition dans La Haine (elle joue le rôle d’une jeune femme qui se fait draguer par Saïd lors d’un vernissage à Paris). Ils ont une fille nommée Carmen. Il a ensuite deux enfants avec le mannequin Aurore Lagache.

Il est en couple depuis 2014 avec Aude Legastelois, une actrice de 20 ans sa cadette.

Passionné de boxe, il monte sur le ring le 10 juin 2017 pour son premier combat amateur (−69 kg, vétérans) lors d’un gala au Centre international de Deauville.

 

Carrière

Premières réalisations et révélation critique (1990-1999)

Entre 1990 et 1993, parallèlement à sa carrière d’acteur, il réalise trois courts-métrages, Fierrot le PouCauchemar blanc et Assassins.

Son passage au long-métrage va être salué par la critique : ses films s’inspirent directement du cinéma de Spike Lee, notamment Do the Right Thing (1989), qui va influencer ses deux premiers longs-métrages Après avoir été remarqué pour Métisse (1993), il crée véritablement l’événement avec La Haine (1995), qu’il écrit et réalise, succès à la fois français et international qui remporte trois Césars (César du meilleur montage, César du meilleur film, César du meilleur producteur) et le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1995. Le film devient culte et sa portée sociale est renforcée avec le temps.

La même année, il décroche le César du meilleur espoir masculin pour sa performance dans Regarde les hommes tomber (1994), première réalisation de Jacques Audiard.

Il enchaînera, avec le même Jacques Audiard, Un héros très discret (1996).

En 1997, Mathieu Kassovitz adapte son court-métrage Assassins… de 1992 en long-métrage, avec en acteurs principaux lui-même et Michel Serrault.

Le film suscite la polémique au festival de Cannes :Michel Serrault est dans un rôle froid et méthodique et le thème est dérangeant (un tueur veut passer son savoir-faire à un jeune sans emploi). Le film est sifflé par les spectateurs du Festival. Mathieu Kassovitz désigne Assassin (1997) comme son film préféré.

Comme acteur, il porte avec Vincent CasselLe Plaisir (et ses petits tracas) (1998), second film de Nicolas Boukhrief, et participe à Jakob le menteur (1999), troisième et dernier film de cinéma de son père, Peter Kassovitz, mené par la star américaine Robin Williams.

 

Confirmation commerciale et échecs hollywoodiens (2000-2009)

Il fonde la société de production MNP Entreprise. Il réalise ensuite Les Rivières pourpres (2000), thriller psychologique avec Jean Reno et Vincent Cassel, qui rencontre aussi un grand succès commercial, et lui permet d’attirer l’attention des studios américains.

Parallèlement, il continue à apparaître dans des films remarqués : il confirme son aura internationale en participant à Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001), de Jean-Pierre Jeunet, et donne la réplique à Nicole Kidman pour le thriller Nadia (2001), de Jez Butterworth. Puis, il participe au très populaire Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002), d’Alain Chabat, et mène l’ambitieux Amen. (2002) de Costa-Gavras. Kassovitz y joue le rôle d’un jeune prêtre qui sympathise avec Kurt Gerstein, un officier SS qui a cherché à alerter l’Allemagne et surtout l’étranger sur la Shoah. Les deux films sont acclamés par la critique.

Côté réalisation, au début des années 2000, il travaille sur un projet de film de science-fiction, qu’il voudrait être un équivalent français de 2001, l’Odyssée de l’espace (1968). L’action se déroulerait en partie à bord de la Station spatiale internationale. Afin qu’il puisse utiliser l’Airbus A300 ZERO-G de Novespace pour les séquences en apesanteur, un studio de tournage est installé à proximité de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Le tournage est cependant interrompu.

Ensuite, sort finalement Gothika (2003), sa cinquième réalisation, un thriller fantastique porté par la récemment oscarisée Halle Berry et aussi Penélope Cruz. Mathieu Kassovitz admettra par la suite qu’il s’agissait de tenter l’aventure hollywoodienne et d’amasser une partie de l’argent nécessaire à la réalisation d’un projet plus personnel lui tenant à cœur depuis longtemps : Babylon A.D. (2008). Ce film, qu’il a réalisé du  au , est l’adaptation de Babylon Babies, roman de l’écrivain Maurice G. Dantec. Il est très mal reçu par la critique et échoue au box-office.

Parallèlement, il continue à sélectionner ses projets en tant qu’acteur : pour le thriller historique hollywoodien Munich (2005), de Steven Spielberg, et le modeste, mais ambitieux film français Louise-Michel (2007), de Gustave Kervern et Benoît Delépine.

En octobre 2008, il réalise le clip X&Y de Kery James, interdit aux moins de 18 ans.

En septembre 2009, il est le narrateur du documentaire Apocalypse.

 

Retour au cinéma français et premiers rôles (depuis 2011)

Il sort son septième long-métrage L’Ordre et la Morale (2011), qui renoue avec la veine politique de sa première “trilogie”.

Le film raconte l’assaut des troupes militaires françaises après l’assassinat de quatre gendarmes et la prise d’otages de vingt-sept gendarmes mobiles, en 1988 par les indépendantistes Kanaks sur l’Île d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie. Il joue le rôle du commandant Philippe Legorjus.

La version des évènements, décrite par le film, a été contestée. Malgré de bonnes réactions dans la presse et parmi les spectateurs, le succès financier du film est mitigé et l’unique nomination au César, pour la meilleure adaptation, lui fait répliquer sur son compte Twitter « J’encule le cinéma français. Allez vous faire baiser avec vos films de merde. ».

Kassovitz, l’acteur, continue à participer à des projets divers : il interprète le premier rôle masculin de La Vie d’une autre (2012), première réalisation de Sylvie Testud, mais participe aussi au thriller d’action américain Piégée (2012), de Steven Soderbergh. Il partage aussi l’affiche du polar Le Guetteur (2012), avec Daniel Auteuil.

L’année suivante, il tient un rôle, plus secondaire, dans la grosse production Angélique (2013), remake d’Ariel Zeitoun égratigné par la critique et échec commercial. Au début de cette même année, il déclare quitter la France, non pour des raisons fiscales, mais parce qu’il aurait « du mal à continuer de travailler dans un pays qui a enfermé le cinéma », évoquant « une copie conforme d’un modèle américain », et déplorant le fait que « le public ne suit pas ».

Puis, il est l’acteur principal de Vie sauvage (2014), un drame de Cédric Kahn, acclamé par la critique internationale, et celui d’Un illustre inconnu (2014), thriller psychologique réalisé par Matthieu Delaporte, dans lequel il a pour partenaire Marie-Josée Croze.

Il continue également à officier en tant que narrateur sur la série de documentaires historiques télévisés Apocalypse, succès critiques et commerciaux à travers le monde, avec en 2011, Apocalypse, Hitler, et en 2014, Apocalypse, la Première Guerre mondiale, toujours réalisés par Isabelle Clarke et Daniel Costelle.

Enuite, c’est vers la télévision qu’il se tourne pour ses nouveaux rôles avec Le Bureau des légendes (2015-2018), série historique et politique mise en scène par Éric Rochant, puis pour Guerre et Paix (2016), mini-série de la BBC, réalisée par Tom Harper. Enfin, il est de nouveau narrateur pour le documentaire Apocalypse : Staline.

Il joue le rôle de Alfost dans Le chant du loup (2019) avec François CivilOmar SyReda Kateb et réalisé par Abel Lanzac.

 

Distinctions

Récompenses

  • Prix Jean Gabin 1995
  • César 1995 : César du meilleur espoir masculin pour Regarde les hommes tomber
  • Festival de Cannes 1995 : Prix de la mise en scène pour La Haine
  • César 1996 : César du meilleur film pour La Haine
  • César 1996 : César du meilleur montage avec Scott Stevenson pour La Haine
  • César 1996 : César du meilleur producteur : Christophe Rossignon pour La Haine

 

Nominations

  • César 2001 : César du meilleur réalisateur pour Les Rivières pourpres
  • César 2012 : César de la meilleure adaptation pour L’Ordre et la Morale
Source: Wikipédia

 

Filmographie

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Photo de Mathieu Kassovitz.

Bande annonce Le chant du loup (2019)

Acteur, Réalisateur, Producteur, Scénariste

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