Honnêtement, je n’ai jamais lu le manga GUNNM et la première bande-annonce m’avait laissé froid et sceptique sur la qualité finale du film. Puis, la seconde bande-annonce est arrivée et mes espoirs sont remontés.

Et, au final, on ne passe vraiment pas loin du chef-d’œuvre de SF. Seules 2 petites choses viennent ternir l’immense qualité du film : l’histoire et la longueur. L’histoire tout d’abord, parce que le personnage qui ne sait pas qui il est et qui se découvre une destinée plus grande qu’il ne pouvait l’imaginer, on l’a déjà vu des dizaines de fois, c’est la base de tous les films pour adulescents en plein boom depuis quelques années. Ensuite la longueur. En effet, le film prend le temps de bien poser l’univers, l’histoire et les personnages. Malheureusement, cela entraine aussi quelques passages un peu longuets par moments. De plus, j’ai encore quelques interrogations sur le personnage d’Alita qui possède des zones d’ombre et la fin un peu frustrante. Voilà pour ce qui est des défauts.

En comparaison, le film a d’immenses qualités, à commencer par le duo réalisateur/producteur derrière la caméra. Robert Rodriguez montre l’étendue de son talent et de sa technique en maitrisant son film d’une façon vraiment fabuleuse. Les scènes d’action sont parfaitement lisibles et fluides (en IMAX 3D tout du moins) et certaines risquent de rester dans le panthéon des scènes-clés du cinéma. Je pense notamment, à l’instar de la course de Podracers dans La Menace Fantôme, à la course de Motorball, absolument prenante visuellement et au niveau sonore. Dommage que le film sorte si tard, une nomination aux Oscars n’aurait certainement pas été volée. Mais un réalisateur n’est rien sans un bon producteur, et avec James Cameroun, on n’a pas à faire à un manche. Pour son retour à la SF depuis Avatar, il signe l’une des plus belles motion capture de ces dernières années. Le rendu est incroyable, saisissant de réalisme et met en valeur le jeu de Rosa Salazar. Mais le monsieur ne s’est pas arrêté là, et il a réussi à créer un univers réaliste, très beau, où l’on s’immerge complètement. En plus du travail technique, il continue à développer les thèmes chers à son cinéma : la tolérance et l’amour malgré les différences, par exemple.

Devant la caméra, le casting est juste dingue avec, en plus de Rosa Salazar qui tient le premier rôle avec une facilité déconcertante, Christoph Waltz, Mahershala Ali, Ed Skrein, Jennifer Connelly. Seul Keean Johnson semble un peu au-dessous des autres, mais c’est léger. Tous font le travail nécessaire pour  apporter le plus de vérité possible au film et que l’on croit au monde et l’histoire qui nous est racontée.

Côté musique, on retrouve Junkie XL qui signe, encore une fois, une BO quasi parfaite avec des morceaux vraiment déments.

Bref, sans conteste le chef d’œuvre visuel de ce début d’année. Je vous conseille de le voir sur le meilleur écran possible dans votre région. Attention cependant, à mon avis certaines scènes doivent être très sombres en 3D normale, mais la 4Dx, si bien travaillée, doit valoir le coup.

Auteur: Benjamin Drussel

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