Noémi Besedes est une actrice suisse, née le 14 mars 1980 à Bâle, en Suisse. Elle est connue pour ses rôles dans les films Inglourious Basterds (2009), Mann tut was Mann kann (2012) et Lubo (2023).
Issue d’une famille aux racines hongroises, transylvaniennes et suisses, Noémi Besedes a pour langues maternelles l’allemand et le hongrois. Elle parle aussi couramment l’anglais, le français et le suisse allemand, un atout qui lui permet de tourner dans plusieurs langues.
Elle obtient un diplôme universitaire en sciences des médias, en études cinématographiques et en linguistique française à l’Université de Zurich. En 1999, elle fait ses premiers pas devant la caméra comme présentatrice lors du lancement de la chaîne VIVA Suisse.
Noémi Besedes se forme ensuite au métier d’actrice à la European Film Actor School de Zurich, puis complète sa formation à l’Actors Centre de Londres.
Noémi Besedes débute sa carrière d’actrice en interprétant une serveuse, dans le film Out of Control (2003) réalisé par Apurva Asrani et Ramanjit Juneja. Ce premier rôle marque aussi ses débuts au cinéma. Cette comédie romantique indo-américaine, tournée dans le New Jersey, réunit notamment Riteish Deshmukh, Brande Roderick et Amrish Puri.
Elle fait ensuite quelques apparitions à la télévision allemande avant de retrouver le grand écran avec le film Les héros du voisinage (2008) avec Eva Löbau et Samuel Finzi et réalisé par Jovan Arsenic, dans lequel elle tient le rôle d’une monitrice d’aérobic. Cette tragicomédie berlinoise est présentée à la Berlinale, dans la section consacrée au jeune cinéma allemand.
L’année suivante, Noémi Besedes décroche un petit rôle non crédité de star de cinéma allemande dans le film Inglourious Basterds (2009) avec Brad Pitt et Christoph Waltz et réalisé par Quentin Tarantino. Cette courte apparition, tournée à Berlin, lui vaut d’être présentée par la presse allemande comme la star inconnue du film de Tarantino.
Elle enchaîne avec le film Mondscheinsonate (2009), dans lequel elle interprète Amelia. Elle prête également ses traits à une mère dans le court-métrage Niemals Gewalt (2009) réalisé par David Aufdembrinke.
Parallèlement, Noémi Besedes s’illustre dans le format court. Après une apparition en dame suisse dans le court-métrage Handbag: Le Sac (2010), elle interprète Luisa Moreau et Lara Braun dans les courts-métrages Eine falsche Nacht (2011) et Adagio (2011). On la retrouve aussi dans le rôle de Josephine Edwards dans la vidéo Von Vollmond zu Vollmond (2011).
Du côté de la télévision, elle rejoint le casting du téléfilm Tod am Engelstein (2011) avec Stefanie Stappenbeck et Nina Kronjäger et réalisé par Christiane Balthasar. Elle y incarne Maren Brunn, la mère disparue de l’héroïne, dans les scènes situées en 1979.
Noémi Besedes connaît l’un de ses rôles les plus visibles avec le film Mann tut was Mann kann (2012) avec Wotan Wilke Möhring et Jan Josef Liefers et réalisé par Marc Rothemund. Elle y interprète Katja Riebinger. Adaptée du roman de Hans Rath, cette comédie romantique figure parmi les plus gros succès du box-office allemand de l’année, avec 746 017 entrées.
Dans la foulée, elle apparaît sans être créditée en femme blonde dans le film Anleitung zum Unglücklichsein (2012) avec Johanna Wokalek et Iris Berben et réalisé par Sherry Hormann, librement inspiré de l’essai de Paul Watzlawick.
Toujours dans un registre de courtes apparitions, Noémi Besedes joue une serveuse, non créditée, dans le film Un enfant dans la tête (2014) avec Kim Basinger et Jordan Prentice et réalisé par Anders Morgenthaler. Elle interprète aussi Jess dans le court-métrage Receiver (2014).
Le court-métrage Magnum: Aloha, Berlin! (2015) lui confie ensuite le rôle d’Uschi.
Elle tient l’un des rôles principaux du film suisse indépendant Oboleo (2016) avec Iris Boss et réalisé par Michael Philipp, qui en signe aussi le scénario. Elle y incarne Evelyn.
Noémi Besedes retrouve le format court avec Q: Ghostly Remote Effect (2020), un court-métrage dans lequel elle interprète Eliza.
Elle participe ensuite à une ambitieuse coproduction italo-suisse avec le film Lubo (2023) avec Franz Rogowski et Valentina Bellè et réalisé par Giorgio Diritti, où elle tient le rôle d’Elsa. Ce drame, consacré au sort du peuple yéniche en Suisse, est présenté en compétition à la Mostra de Venise.
La même année, Noémi Besedes incarne une femme atteinte d’une maladie rénale dans le film Black Box (2023) avec Luise Heyer et Felix Kramer et réalisé par Aslı Özge. Ce drame choral se déroule dans un immeuble berlinois soudainement bouclé par la police.